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Le blog du Traître Mot

Traductions, Trahisons, Billets de mauvaise humeur (mais pas seulement)

Bibliothèque numérique : Ellis Parker Butler

Publié par Gérard Sirhugues in Traductions

Ellis Parker Butler (1869-1937)
Écrivain américain
Traductions originales de Gérard Sirhugues

Les livres numériques proposés ci-dessous sont tous en édition « bilingue » et au format PDF (Over-blog semble être en froid avec le format epub...).

Les versions originales viennent presque toutes de l'excellent site consacré ici à Ellis Parker Butler

Ils sont également consultables sur le site parent de ce blog : Le Traître Mot.

Quant à moi, voilà comment je l'ai connu...
Cliquer sur la couverture pour lire en ligne et, éventuellement, télécharger le livre.

 

Histoires de Mike Flannery
... à commencer bien entendu par l'incontournable « Pigs is Pigs,» mais Mike en a fait d'autres!
Philo Gubb, apprenti détectice par correspondance
Les aventures d'un apprenti-détective amoureux de La Plus Grosse Femme du Monde d'une galerie de phénomènes et qui, s'il arrive à confondre les fourbes de tout poil, le fait rarement exprès.
Histoires de Billy Brad
16 histoires édifiantes (à plus d'un titre...) d'un petit garçon bien de chez eux, écrites pour le magazine Red Cross (Magasine de la Croix  Rouge) pendant la Grande Guerre. 
Jo Ann, "garçon manqué"
19 aventures de Jo Ann et de ses amis, une jeune américaine et des jeunes américains eux aussi bien de chez eux.
Deux aventures de Jibby Jones et de La Gourde
Un peu dans la manière du Mark Twain de Tom Sawyer.
La Compagnie Américaine de Pâtisserie
Une courte nouvelle bien dans la lignée délirante de "Pigs is Pigs".
Lemuel Hooper, Juge de Paix
Un Juge de Paix pas comme les autres qui se livre à des commentaires sur l'actualité et les problèmes de son temps.
Les chèvres d'eau et autres enquiquinements
Trois histoires parfaitement loufoques.
Perkins of Portland
Publiciste génial ou escroc à la O. Henry? 9 aventures pour vous faire une idée.

 

Radio News
15 histoires sur l'époque héroïque de la « T.S.F.» toutes parues dans la revue éponyme, et que Woody Allen avait peut-être dans un petit coin de sa tête en écrivant Radio Days.
   

 

Ellis parker Butler et moi...

 

Un jour qu’accompagné de ma femme je badais en touriste dans Uzès – pour être précis, c’était le 22 août 2015, comme elle vient de me le confirmer après une plongée en apnée dans son copieux journal – je suis tombé, Place aux Herbes, devant la librairie Le Parefeuille, sur un petit présentoir façon bouquiniste dans lequel le libraire proposait deux ou trois dizaines de livres invendus, ou passés de mode, ou de seconde main, je ne sais pas trop, parmi lesquels pas mal d’ouvrages en langue anglaise, dont un petit opuscule à couverture cartonnée de couleur bordeaux dans lequel il ne me fallut pas fourrer longtemps mon nez pour flairer la bonne trouvaille.

Le titre en était « Pigs is Pigs,» et l’auteur, un certain Ellis Parker Butler, dont, je l’avoue aujourd’hui à ma grande honte, je n’avais jamais entendu parler. Quelques dessins d’un non moins certain Will Crawford illustraient ce qui était une réédition (datée de 1924) d’un ouvrage initialement paru en 1905 (du coup, la bonne trouvaille n’était pas celle d’une édition originale…)

1905, c’est l’année où est mort Alphonse Allais, à l’âge de 51 ans. En France également, Georges Courteline avait 47 ans et Pierre-Henri Cami 21 ans. En Grande Bretagne, Jerome Klapka Jerome avait 46 ans, Pelham Grenville Wodehouse en avait 24, et Hector Hugh Munroe, dit Saki, 35. Aux États-Unis, Mark Twain avait 70 ans et William Sydney Porter, dit O. Henry, en avait 43. Au canada, Stephen Leacock avait 36 ans, le même âge qu’Ellis Parker Butler.

Dans un texte écrit une dizaine d’années après « Pigs is Pigs,» même s’il le fait sur le mode humoristique, il se plaint, après le vif succès de cette histoire en 1905, de ne pas s’être donné les moyens d’atteindre à la notoriété d’un Mark Twain.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

À une requête sur son nom complet, Google répond du tac au tac par une rafale de 3 500 000 occurrences en un peu moins d’une demi-seconde.

Je n’ai pas tout compulsé.

Reste que, sauf un digest de « Pigs is Pigs,» paru dans un numéro de la Selection du Reader du même nom autour de 1950 et qu'un correspondant m'a aimablement signalé, Ellis Parker Butler n'a jamais été traduit en français. C'est à présent en bonne voie d'être fait, même si je suis encore loin d'être au bout de mes peines.

Alors que des auteurs comme O. Henry ou Stephen Leacock sont régulièrement réédités et qu'à l'appel de son nom, Gougueule, nous renvoie 22 600 000 résultats en 0,35 secondes,  Butler ne semble pas le moins du monde intéresser les éditeurs français. Ces traductions ont été proposées à la vente pour un prix des plus modiques sur un site bien connu, en vain... Je les ai donc dé-publiées et je les offre ici gracieusement à qui en voudra!

 

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